"Au cours de notre histoire, seule une poignée de générations ont été confrontées à des défis aussi graves que ceux auxquels nous avons à faire face aujourd'hui", a lancé Barack Obama dans un bref discours. "En dépit de l'énormité de la tâche qui nous attend, je me présente à vous aujourd'hui, intact dans ma conviction que les Etats-Unis d'Amérique vont vivre, que le rêve de nos Pères fondateurs va continuer à vivre aujourd'hui", a-t-il ajouté. "Ce qui me donne l'espoir par dessus tout, ce ne sont pas les pierres et le marbre qui nous entourent, mais ce qui remplit les interstices. C'est vous, Américains de toutes les races, venus de partout, de toutes conditions, vous qui êtes venus ici parce que vous croyez en ce que ce pays peut être et parce que vous voulez contribuer à ce qu'il y parvienne."
"Notre route sera longue"
"Il ne fait aucun doute que notre route sera longue. La pente sera raide. Mais n'oubliez jamais que l'esprit de notre Nation ne se révèle pas dans le confort et la facilité, mais par le bien que nous faisons quand les temps sont difficiles", a assuré celui qui prendra ses fonctions mardi. "Je vous demande encore une fois de m'aider à révéler cet esprit et ensemble nous pouvons continuer à avancer, en tant que nation, en tant que peuple, pour perpétuer l'héritage de ces ancêtres que nous célébrons aujourd'hui", a-t-il conclu sous les applaudissements nourris de la foule.
Samedi soir déjà, comme son modèle Abraham Lincoln il y a 148 ans, Barack Obama était arrivé à la gare de Washington, au terme d'un voyage triomphal en train. Parti de Philadelphie, il était arrivé à Washington 225 kilomètres plus tard, où il sera investi mardi 44e président des Etats-Unis. Malgré un froid glacial, le président élu a été acclamé tout au long du parcours par des milliers d'admirateurs. "Ensemble, nous savons qu'il y a du travail à faire", avait-il déclaré lors d'une étape à Wilmington, dans le Delaware. "Ensemble, nous savons que l'Amérique se trouve à la croisée des chemins : un pays en guerre et une économie en panne, un rêve américain qui semble s'évaporer (...). Le temps est venu de nous relever une fois encore", avait-il lancé.